Jan Verlegh - Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
avatar

Messages : 19
Pseudo : dante, le moldu fou.
Avatar : cate blanchett.
Âge : quarante-neuf ans.
Profession : artiviste.
Monstruosité : satyre.


Jan Verlegh
Beveiligen
Dim 20 Mai - 23:54
Voir le profil de l'utilisateur


Jan Verlegh






Date de naissance Le 17 janvier 1969 (49 ans).
Race Satyre (issue d'un satyre et d'une humaine).
Lieu de naissance Amsterdam (Pays-Bas).
Quartier Centrum.
Métier Artiviste, peintre reconnue, photographe cotée ; artiste au sens le plus large et le plus suffisant du terme.
Orientation sexuelle Homosexuelle.
Couleur des yeux Bleus.
Signes d'identification Annulaire et auriculaire de la main gauche manquants (deux phalanges) ; de multiples cicatrices aux bras ; Jan tend à prouver que la vitesse du son est supérieure à la vitesse de la lumière : on l'entend longtemps avant de la voir arriver.
Statut civil Divorcée de la mère (biologique) de son fils, dans une relation monogame dissimulée.
Taille 175 cm.






Chronologie






Prologue


Son père est un albanais du Kosovo (région autonome de Serbie dès 1948) et un opposant politique à la Yougoslavie de Tito, dont la rupture avec Staline a séparé le peuple albanais kosovar de l'Albanie soviétique. Réfugié en Allemagne puis au Pays-Bas, il y rencontre une sociologue néerlandaise, spécialiste des nationalismes et partie prenante de la construction européenne. Par ailleurs, c'est un satyre soucieux du sort des monstres dans les Balkans, qui participe à leur acheminement du bloc de l'Est vers les Safe Havens d'Occident.

Ses parents ne s'épousent jamais : leur histoire, dure-t-elle des années, est une liaison, un adultère par les deux bouts. Née à Amsterdam, Jan reste enfant unique et voit son père repartir à la chute de Tito et au début des exactions des albanais du Kosovo sur les serbes du Kosovo puis des serbes de Serbie sur les albanais du Kosovo.



1969 - 1980


C’est une enfance politisée et solitaire qui attend Jan. À la maison (un logement de fonction accordé à sa mère par l'université d'Amsterdam après que son mari l'a fichue à la porte), on parle néerlandais la plupart du temps mais albanais dès que son père fiche un pied dans le salon. Il est dur avec Jan, parce qu'elle porte ses gènes de satyre mais encore parce qu'elle ne cessera jamais de représenter, à ses yeux, la génération destinée à réinvestir le Kosovo afin qu'il reprenne sa place dans le giron de l'Albanie.

Il quitte froidement leur foyer aux allures de palais des courants d'air à l'automne 1980. Jan ne revoit jamais son père : il ne revient jamais aux Pays-Bas et elle n'ira jamais au Kosovo. Elle a onze ans et sa mère retourne vivre auprès de son mari.



1980 - 1987


Elle est monstre parmi les humains. La plupart de ses troubles de race sont mis au compte de son tempérament (paresse, péché d'hybris) ou d'une santé fragile (brûlures d'estomac et premières blessures sévères de la peau puis l'épilepsie). Le dégoût de son beau-père n'aide pas à débusquer ce qu'elle tient, pire encore que la couleur de ses yeux, de son géniteur.

Les amis de son père, passés à l'Ouest à la fin des années 70 et pour certains des satyres, lui servent à la fois de tuteurs et de lignes de rive.

En parallèle, elle est la génération du Mur de Berlin, qui le regarde de loin mais rêve de le peindre à la bombe aérosol et de renverser l'ancien monde sur fond de 99 Luftballons. À 18 ans, elle a déjà tagué l'ambassade de Serbie à Amsterdam et passé six jours en prison.



1987 - 1997


Elle est reçue à l'Académie royale des beaux-arts d'Amsterdam, qu'elle quitte deux ans plus tard en renâclant après le système rigide et les tentatives de formatage. L'Art, elle ne le sait que politique et méprise la technique. Obsédée par le sort des albanais sous domination, et répression, serbe (et qui demandent la création d'une république indépendante du Kosovo dans l'indifférence internationale), Jan enchaîne les démonstrations graphiques et les courts séjours derrière les barreaux.

Elle a plusieurs relations médiatiques avec d'autres artistes, photographes et actrices, mais c'est sa liaison avec l'avocate Petra Libregts qui fait exploser sa carrière lorsqu'en 1991, la jeune juriste en droit international humanitaire se sert de ses œuvres pour illustrer l'urgence de la situation en ex-Yougoslavie et préparer ce qui sera le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Fin 95, Jan bénéficie d'une notoriété européenne et américaine.

Après des illustrations et des photographies pour le journal Gay Krant, Jan intègre le COC Nederland, une association de défense des droits des homosexuels. En 1994, Petra et elle ont un fils : Lodewikj, trois ans avant l'union civile et sept avant de se marier. Ce n'est qu'à partir de 2002 qu'elle est également reconnue comme la mère de Lodewikj.



1998


Cette année-là, l'Armée de libération du Kosovo plonge dans la guérilla. Le président serbe Slobodan Milošević fait massacrer les familles des combattants. En réaction, Jan étend une toile gigantesque face à l'ambassade de Serbie et se mutile aux avant-bras. Hospitalisée, elle récidive deux semaines plus tard en s'enchaînant à des grilles du Binnenhof, siège du Parlement néerlandais, entièrement nue et recouverte d'entrailles d'animaux.

Après un procès lapidaire pour atteinte aux bonnes mœurs, elle écope, cette fois, de neuf mois de prison et, en raison de sa notoriété et de sa radicalité, est placée à l'isolement. Ce n'est qu'à sa sortie, début 99, qu'elle apprend la mort de son père dans un sous-bassement de Pristina après qu'il a participé à un attentat contre l'armée serbe. 

À cette époque, Petra refuse de lui parler ou qu'elle voit leur fils. 



1999 - 2006


C'est le début de ce que les critiques et ses pairs appelleront le Cycle Milošević, du nom du dirigeant serbe poursuivi dès 1999, livré par la Serbie en 2001 et mort en 2006 avant la fin de son procès devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Cette période se caractérise par des œuvres mêlant peinture et collage où les portraits de l'ancien président se superposent à ceux de son père. Si c'est l'apogée de sa carrière (couronnée par le décès de Milošević le 11 mars 2006, qu'elle célèbre le soir même par une débauche d'alcool et d'invités, et chaque année depuis), la presse spécialisée parle d'assagissement et d'âge de raison, ce qui conduit Jan à brûler la moitié de son travail (faisant, de facto, grimper la valeur de l'autre moitié) et à renier la totalité de cette période.

Les droits des homosexuels progressent, jusqu'à la reconnaissance de leur mariage et de la filiation. L'agonie simultanée de ses deux luttes pousse Jan dans l'inanition mentale.



2006 - 2010


C'est la période américaine : des expositions prétentieuses dans des galeries prétentieuses, beaucoup de photographie, une apparition dans son propre rôle au cinéma et même une ligne de vêtements co-dessinée pour la fashion week de New York... Les opportunités et l'ennui poussent Jan à toutes sortes d'expériences mégalo et sans le moindre message politique. Elle n'en reste pas moins archi demandée et payée des sommes astronomiques pour des démonstrations ridicules ; elle visite un monde qui ne l'intéresse guère, trompe le fade de son existence dans des soirées arrosées d'éthanol et de came, prétend être l'amie d'untel ou d'un autre pour se sentir moins seule.

Le 14 octobre 2009, elle est retrouvée dans la baignoire d'une suite avec un bon litre de son sang dans le fond. Placée dans un hôpital psychiatrique puis dans un sanatorium par sa femme, l'affaire est très médiatisée mais contribue à la légende.

Début 2010, Petra et Jan ne se voient plus que quelques jours par an, principalement pour des évènements liés à leur fils - quand Jan n'oublie pas. Elles ne divorcent qu'en 2014 (il y a beaucoup d'argent et de propriétés en jeu) mais sont séparées de fait depuis noël 2009.



2010 - 2015


Sur fond de crise migratoire dans le bassin méditerranéen, Jan s'empare des nationalismes européens avec quelques confrères. Mises bout à bout, leurs œuvres, parfois autonomes parfois collaboratives, sont appelées "Une Europe pour Hitler" et réunies, en 2013, dans une exposition du même nom. Le message est consensuel (sauf pour les nationalistes) ; c'est une version diluée d'elle-même, que Jan supporte pour l'argent et la gloire passée.

Elle enseigne brièvement à l'Amsterdam University College mais est rapidement remerciée pour "comportements inappropriés" et non-respect de la politique de l'université ; on lui prête des liaisons avec des étudiantes, de même qu'avec la moitié d'Amsterdam.

Personne d'autre que les membres de leur Hivemind ne le sait mais Adelaide et Jan se sont rapprochées avec les années et, de la zone grise issue du mariage agonisant de Jan avec Petra, s'extirpe une relation passionnelle entre les deux femmes. Jan se laisse facilement convaincre de la garder secrète, amoureuse de sa propre et sulfureuse légende.



2016 - 2017


En avril 2016, elle s'oppose violemment à Tjarda Eduard van der Spoel, l'avocat néerlandais du serbe Vojislav Šešelj, inculpé pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie mais acquitté le 31 mars. Après plusieurs chroniques au vitriol, elle se sectionne l'auriculaire de la main gauche et le lui fait remettre par coursier à son cabinet pour, selon la lettre qui paraîtra le lendemain dans les journaux, remerciement des peuples croate et bosniaque. (L'histoire ne raconte pas qu'Adelaide, ayant elle-même perdu un doigt contre son gré, n'apprécia pas la mutilation a priori gratuite et, qu'en contrition, Jan s'ôta ce même annulaire gauche en plus).
Flashforward : Vojislav Šešelj est / sera finalement condamné en avril 2018.

Elle est momentanément hospitalisée (plus longtemps en psychiatrie qu'en traumato) mais est "pardonnée", en raison de ses antécédents et sous couvert d'être une artiste.

Avec Aleid, les rapports se dégradent. Jan a de plus en plus d'emprise mais est de moins en moins stable ; dans le rare asile qu'elles sont l'une pour l'autre depuis des années, il y a maintenant de la violence, verbale, psychologique et physique en plusieurs occasions. 



Présent


Aujourd’hui, Jan Verlegh est une référence vulgarisée, une mention à glisser lors des dîners ronflants. Elle est devenue, au fil des ans, une touche-à-tout, celle qu’on a vu gueuler, un soir de mai, dans une émission télé, entamer la production d’un premier film, en septembre, réaliser une exposition consensuelle et, de facto, passée inaperçue en fin d’année…

Les pompiers ont en mémo l’adresse de son atelier, dans le centre-ville, pour trois départs de feu en moins d’un an (par ailleurs son loft). Jan, c'est l'extravagante... On ne peut savoir ce qu'elle pense et, pire encore, ce qu'elle fera, ne fera pas. C'est à ce titre qu'on lui passe ses excentricités et ses humeurs inégales. Elle a la réputation d'une femme riche à millions, cumulant les conquêtes éphémères et les nuits immorales.

Dans l'intimité, c'est différent : elle dépérit. Son militantisme agonise, croulant sous une vie confortable et des désordres intérieurs impossibles. Sa condition de satyre ne lui a jamais tant pesé que ces dernières semaines et son défaut d'humanité, cette dissociation de ceux auxquels elle s'est toujours mêlée, la fait doucement gronder après la monstruosité.










Derrière l'écran
Pseudo Dante.
Âge Je suis une vieille personne.
Comment as-tu découvert le forum Aleid m'a pistonnée, c'est sa faute. Arrow
Ta fréquence de rp J'ai aucune patience quand j'attends mes rps et, en échange, on ne m'attend pas longtemps avant que je ne réponde.
Un commentaire ? Aimez-moi, pitié. Et, sinon, je plaide qu'elle m'a harcelé, j'ai cédé, mais j'comprends trop rien aux monstres donc n'hésitez pas à frapper dans les parties anatomiques les plus fragiles si vous voyez des aberrations.



_________________
ᚖ j'aurais voulu être un artiste pour avoir le monde à refaire, pour pouvoir être un anarchiste et vivre comme un millionaire.
avatar

Messages : 19
Pseudo : dante, le moldu fou.
Avatar : cate blanchett.
Âge : quarante-neuf ans.
Profession : artiviste.
Monstruosité : satyre.


Jan Verlegh
Beveiligen
Dim 20 Mai - 23:55
Voir le profil de l'utilisateur

L'histoire

1987. « Va te faire foutre... » La figure dévorée par l’exécration, Jan crache au visage de son beau-père et, s’il tente de la retenir, l’adolescente, la fugue dans le sang, se dérobe et tire fermement les pans de son blouson sur sa poitrine maigrelette. Rabattant sa capuche alors qu’elle traverse le couloir d’un pas vif, elle pousse la porte de sa chambre quand les deux pognes puissantes la saisissent aux épaules et la placardent contre l’embrasure. Le choc lui vrille douloureusement les reins et, même si Jan se débat, sa violence s’additionnant à celle de son assaillant l’entaille d’autant mieux. « Tu vas sortir de nos vies. J-je vais, je vais te faire sortir de nos vies ! » Il presse l’humérus entre ses doigts. Il serre fort. « J’ai pas peur de toi, rétorque la blonde, chétive peut-être, féroce sans doute. » À la rage qui file sous la peau et la barbe, Jan devine qu’il conspire pour frapper ; une gifle ; un poing ; une brutalité corrective qu’elle ne prendra jamais la peine de redouter et que sa mère, en revanche, ne saurait pardonner. Alors elle dit : « T’attends quoi ? » Ses muscles lui font mal., sa tête irradie d’une migraine frissonnante, mais il est hors de question de baisser le front, de rentrer les épaules et d’abdiquer. Jan a tout appris d’un géniteur qui n’aura abandonné qu’une seule chose de toute sa vie : elle. « Tu crois que ton père, c’était pas assez ? Non ? Faut que tu t’y mettes ? » « Lâche-moI. » L’enfant de l’adultère n’a eu le temps d’aucune candeur : elle a grandi dans la haine de celui qui ne voit que l’amant, le salaud, le militant au coeur dur et à la trajectoire suicidaire. Il déteste Jan, depuis toujours, même lorsqu’elle n’était qu’une enfant. C’est plus fort que lui. « Lâche-moi, elle s’agite gaillardement dans sa nasse mais somme froidement son tortionnaire. Lâche-moi ou c’est ta voiture qui va me servir à défendre le Kosovo, la prochaine fois. »

1991. Le rouge grenat dans le tissu tire, jour après jour, vers le brique. Il est réputé être du sang. Lorsqu’on s’en trouve proche, ce sont des projections désordonnées et des vomissures informes. Plus on recule, plus le véritable dessein se détache : le drapeau de la Serbie (qu’on dit volé à l’ambassade elle-même) n’est que le support aux contours d’un cadavre avachi dont les détails ne seraient perceptibles que par une poignée. « C’est vous qui avez fait ça ? » Jan ne pensait pas aux corps voguant autour d’elle. Le menton dévie, les yeux accrochent le coin d’une mâchoire et une chevelure d’un blond aussi clair que le sien. « On dirait une mauvaise chose… » Son timbre traînant se heurte à un sourire en coin. « Tu trouves que c’est une mauvaise chose ? » Le vouvoiement a toujours paru très surfait à Jan et, de toute façon, elles seront bientôt des connaissances vieilles d’une minute entière. L’autre ne s’en formalise pas, se tourne vers elle et lui tend une pogne volontaire : « Petra Libregts, elle se présente. » Jan ne prendra pas la peine de lui retourner la politesse : si l’endroit de l’exposition est vétuste et décourageant, son nom est sur un panonceau métallique à l’entrée. Les doigts demeurent là, suspendus dans l’air mal climatisé. Ce n’est pas son genre. Pas plus que de prétendre s’occuper des avis qu’on a de son travail, d’ailleurs. « J’étudie à l’Académie de droit international de La Haye. » « Je ne suis pas impressionnée. » Là encore, Petra se fend un sourire devant la figure fermé et l’air généralement nonchalant. « Tant mieux, se contente-t-elle de répondre. J’y prépare une thèse et j’aimerais utiliser vos… tes œuvres pour matières premières. » Le regard de la satyre s’aiguise. « Qu’est-ce que j’y gagne ? » « Pour commencer… que ceux qui les voient soient en mesure d’agir plutôt que de siroter du mauvais cola en trouvant ça dramatique. »

1998. « Je croyais que c’était aussi mon fils. » À travers la ligne grésillante du téléphone, Petra pousse un soupir puant d’irritation et de maîtrise de soi mêlées : « Ça l’est, répète-t-elle pour la centième fois, le timbre moins pédagogue depuis la cinquantième et de moins en moins depuis. Ce n’est pas une question de loi (ni de biologie, ça ne l’a jamais été à propos de Lodewijk), tu le sais très bien. Mais ce que tu fais, ce que tu es en ce moment… ce n’est pas être sa mère. » Entre les démonstrations, les hospitalisations et les arrestations, celle qui s’enroule dans les draps d’un petit studio en bordure d’Amsterdam ne peut répliquer qu’en grognant dans le vaste. Au-delà de la génétique, Petra a toujours été le parent présent, à la sortie de l’école, aux évènements extra-scolaires, le soir, à dîner et après…  De toutes les façons possibles, elle serait cent fois plus la mère de Lodewijk que Jan ne le sera jamais. Ça aussi, cette dernière le sait. « Toi, viens me voir, dévie-t-elle sans subtilité la discussion. » Jan se languit des lèvres de Petra, y compris lorsqu’elles la réprimandent avant de l’embrasser. « Non, tranche platement l’autre. » Il a déjà été décidé qu’elles ne se verraient plus jusqu’au terme du procès. Petra a décidé après lui avoir gentiment recommandé l’un de ses confrères compétent en matière de propriété intellectuelle et un autre en vandalisme et petite délinquance. « C’est facile pour toi, proteste l’amère. Tu restes assise derrière un bureau... » « Jan. » Pensez-vous : elle n’écoute pas l’avertissement feulé par le combiné. « Tu prends aucun risque. Tu. » Occupée à déblatérer son laïus, elle oublierait presque que son interlocutrice, par ailleurs comme sa femme, déjà, à ce moment-là, est capable de répartie pire que la sienne : « T’as même jamais fichu un pied aux Kosovo, Jan Verlegh, alors tu n’es pas autorisée à me faire la morale. » Elle se dresse parmi les oreillers. « Ah oui ? Et t’as vu tellement de choses depuis ton camion militarisé que tu te contentes de dire que c’est mal pendant que tout le monde, tes patrons compris, s’en foutent ? » Un éclat rire, totalement froid, zèbre la communication. « Je vais raccrocher, maintenant. » « Petra. » Le bip sonne affreusement dans son tympan.

2002. « Tu dois signer ça. » Par-dessus une esquisse au stylo, Jan lève deux pupilles troublées, qui paraissent se souvenir que Lodewijk était là tout ce temps, à quelques centimètres de brique et de crépis. « Si c'est un truc pour l'école... le prévient-elle en reculant sur son tabouret. » Une gorgée de whisky est montée à sa bouche puis deux bouffées de tabac à l'approche de son fils, document au bout des doigts. Ce genre d'affaires est du ressort de Petra, n'est-ce que parce que Lodewijk a hérité la rigueur et l'excellence scolaires de celle-ci. « Non, c'est pas ça. » Il glisse la feuille au sommet du pupitre incliné. Jan va soupirer à la vue d'une représentation quelconque à laquelle elle serait tenue d'assister ou d'une réunion pédagogique assommante, un soir en milieu de semaine, qu'il s'agirait d'endurer avec un simili rictus poli. Les deux billes s'ouvrent plus rondes, plus sombres, sur le garçon quand elles passent le formulaire et l'entête frappée des huit lettres adoption. Lodewijk ne paraît pas du tout surpris qu'elle hésite alors même que le stylo commence à trembler dans la main. Même tout gamin, il n'a jamais demandé laquelle des deux femmes était sa mère. Pour sûr, il le sait – la faute au matronyme qu'on lui a attribué à sa naissance et pour toute sa vie depuis – mais cela n'a jamais fait de différence. Il n'a aucun père. Il a un géniteur, sans doute, mais deux mères. « S'il te plaît, maman. » Le regard au regard vacille. Ce n'est, de toute façon, que pure formalité car Petra a déjà paraphé ce qu'il faut, Lodewijk de même (c’est symbolique, vu son âge). Il ne manque que sa marque. C'est seulement que Jan est émue, comme d'avoir usurpé une place dans le monde et d'enfin trouver la sienne ; un encart où elle respire un peu mieux.

Quand je serai déter' à finir :
 

_________________
ᚖ j'aurais voulu être un artiste pour avoir le monde à refaire, pour pouvoir être un anarchiste et vivre comme un millionaire.
avatar

Messages : 19
Pseudo : dante, le moldu fou.
Avatar : cate blanchett.
Âge : quarante-neuf ans.
Profession : artiviste.
Monstruosité : satyre.


Jan Verlegh
Beveiligen
Dim 20 Mai - 23:56
Voir le profil de l'utilisateur

aleid de gaay
compagne
En bref : c'est sa go.

petra libregts
ex femme
Description du lien
lodewijk libregts
fils adoptif
Description du lien
Prénom Nom
Lien
Description du lien

_________________
ᚖ j'aurais voulu être un artiste pour avoir le monde à refaire, pour pouvoir être un anarchiste et vivre comme un millionaire.
avatar

Messages : 19
Pseudo : dante, le moldu fou.
Avatar : cate blanchett.
Âge : quarante-neuf ans.
Profession : artiviste.
Monstruosité : satyre.


Jan Verlegh
Beveiligen
Dim 20 Mai - 23:57
Voir le profil de l'utilisateur



En cours

Titre du RPft. Machin

Achevés

Titre du RPft. Machin

Abandonnés

Titre du RPft. Machin



_________________
ᚖ j'aurais voulu être un artiste pour avoir le monde à refaire, pour pouvoir être un anarchiste et vivre comme un millionaire.
avatar

Messages : 196


Barmhartig
Trollface passe-murailles
Jeu 31 Mai - 22:14
Voir le profil de l'utilisateur

Bienvenue Jan Verlegh

il est temps d'entrer dans la danse







Ce qu'on a pensé de ton personnage

En voila une qui va dépoter sévèrement en jeu! Obv on a adoré ta fiche, ta madame a une histoire passionnante, et bien sûr on va suivre avec plaisir la
suites de ses aventures dans Amsterdam!

Et hâte de voir sa prochaine oeuvre!

Bienvenue au Niveau 2


Et maintenant ?
Les formalitésPasse dans ce sujet pour recenser l'avatar, le métier, la monstruosité de ton personnage. Tu peux passer ici demander un rang swag et pour demander un rp. Si tu as une organisation à faire référencer, c'est ici.
Se faire des potesTu pourras chercher des liens en suivant les instructions de ce sujet. N'hésite pas à venir t'installer dans le flood et à nous rejoindre sur le discord.
S'intégrer dans le jeuPense à jeter un oeil à l'intrigue en cours et à t'assurer que tes RPs se situent dans la bonne période.

Et bien sûr, bon jeu !




Contenu sponsorisé

 
Jan Verlegh - Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Safe Haven :: Personnages :: Fiches :: Fiches validées-
Sauter vers: